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Yangon, sa clique et sa clinique

Nos esprits élevés à un stade supérieur et nos portefeuilles allégés par notre visite au Golden Rock, nous nous mîmes en route pour Yangon dans un bus local. Ne vous y perdez pas : Yangon n’est plus la capitale du Myanmar depuis 2005 et ne s’appelle plus Rangoon depuis 1989. Ces changements font suite à des décisions politiques (et donc militaires), notamment celle de créer une nouvelle ville centrale et d’en faire la capitale du pays : Naypyidaw.

Au bout d’environ quatre heures, nous nous retrouvons en périphérie de la ville sans moyen de rejoindre le centre. Fort heureusement, une birmane nous prend sous son aile et embarque dans un bus avec nous. Les numéros des bus sont tous indiqués en chiffres birmans, ce qui rend les choses encore plus confuses que ce qu’elles ne sont ! L’amabilité des locaux se confirme une fois de plus ; la dame en question nous paye nos tickets de bus. C’est en insistant fortement que je réussis tout de même à les lui rembourser.

Enfin arrivés à notre Guest-House, nous nous dirigeons assez rapidement vers l’attraction phare de la ville : la fameuse Paya Shwedagon. Une atmosphère vivante nous y attend : des familles locales s’y pressent, les enfants courent ça et là, un moine se servant d’un parapluie pour marcher se voit offrir une canne en offrande par une dame en chaise roulante, chacun cherche la partie du temple dédiée à son jour de naissance afin de couvrir d’eau l’idole à honorer, … Tout cela contraste complètement avec l’inertie que nous constatons assez rapidement à Yangon ; à partir de 21h environ, plus rien ne bouge !

Le lendemain, nous partons à l’assaut du centre-ville en faisant un premier arrêt au MTT (Myanmar Travel Tours). Cet organisme, maintenu par le gouvernement, a été mis en place pour « gérer » le tourisme dans le pays. Comme nous le disions dans une précédente brève, certaines zones à conflits ne sont pas ouvertes aux touristes et nous souhaitons tout de même prendre le bus pour transiter dans une de ces zones. La réponse du MTT est claire : c’est non. Déçus, nous n’abandonnons pas encore mais reprenons là où nous avions laissé notre visite de Yangon. Un passage par le quartier des bouquinistes nous apprendra qu’il est possible d’acheter un Lonely Planet en français pour environ 5 € et à peu près n’importe quel bouquin pour environ 2,5 €. La technique est simple : tous ces livres sont des photocopies. Nous trouvons même un Simenon au milieu d’un étal de bouquins birmans !

Nous passons également devant de petits stands de dégustation de tripes et boyaux divers que nous n’avons malheureusement pas eu le temps de tester. L’ambiance a pourtant l’air très chaleureuse et bon-enfant…

Pour notre dernière journée à Yangon, nous finissons à l’hôpital. Sarah développe une allergie alimentaire que j’ai aussi eu quelques jours plus tôt. Rien de bien grave mais il nous fallait un vrai diagnostic et les éventuels médicaments nécessaires. L’expérience fut assez incroyable : on nous fait passer de manière tout à fait scandaleuse devant tout le monde dans la salle d’attente et Sarah finira par se faire examiner sur une espèce de commode en bois. Tout fut pourtant très bien suivi et nous n’aurons rien à redire sur la compétence du personnel !
Afin de nous remettre de ses évènements, nous passons devant la demeure d’Aung San Suu Kyi et nous baladons tranquillement le long d’un lac. Nous mangeons également dans un petit « resto » le long de la route où, à la manière birmane, nous sommes assis sur des chaises en plastique que nous utilisons dans les classes maternelles. Le cadre n’est pas idyllique, c’est le moins que l’on puisse dire, nous sommes en bordure de route, à deux pas d’un gros carrefour et dans un fossé jonché de déchets. Cela nous vaut toutefois de bons plats locaux à moins de 0,5 € et l’amusement des locaux qui prennent des photos d’étrangers mangeant dans un endroit où on ne les attends pas.

Nous rejoignons finalement la gare des bus où nous attend un transport de nuit qui va nous mener à l’un des sites les plus mythiques du Myanmar : Bagan et ses mille temples. Nous partons vers 18h00 et sommes censés arriver vers 05h00 du matin.

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Une vision fantomatique de l’ère coloniale

Au fur et à mesure que nous nous éloignons de Hpa-An dans le chaotique bus local qui va nous mener à notre prochaine destination, nous profitons une dernière fois des paysages de cet endroit qui nous aura tant touché.
Ponctué par une panne et une réparation impressionnante d’efficacité, nous arrivons finalement à Mawlamyine.

C’est un peu la douche froide : « TAXI ??? » ; « WHERE YOU GO ??? », « WHERE YOU COME FROM ? TAXI ?? », « WATER ? », « TUK TUK ? », « BANANA ? », « WHAT IS YOUR HOTEL ? »
Nous sommes accueillis à la gare de bus dans un chahut phénoménal qui nous ramène à la réalité des choses : nous sommes dans une ville plus touristique que la précédente.
Comme d’habitude quand on nous oppresse, nous préférons faire la route à pied, quelle que soit la distance.
Sur le chemin, nous croisons quelques Guest-Houses. Nous nous faisons refouler de la première (« No foreigners »). Au Myanmar, certains établissements ne sont pas agréés par le régime militaire pour accueillir les étrangers. Je pense qu’ils seraient prêts à nous laisser à la rue plutôt que de subir le retour de flammes du gouvernement suite à ce type de transgression. L’état touche effectivement un pourcentage de nos nuits d’hôtel et ce ne doit pas être le cas dans les établissements affectés aux locaux.
Bref, nous finissons par négocier avec un jeune garçon pour qu’il nous emmène nous deux avec nos sacs sur son petit scooter. Il n’est pas rare de voir des familles circuler à quatre sur une mobylette : notre demande n’est donc pas incongrue 🙂
Nous finissons dans la seule Guest-House référencée par les guides touristiques (Breeze Guest-House). La chambre ressemble à une cage à poule dans une ambiance générale type prison (cellule minuscule et matelas digne d’une natte, fermeture des portes à 22h, pas de Wifi la nuit… un couvre feu qui bouscule notre besoin de liberté).

Mawlamyine est une ancienne ville coloniale comprenant une quantité importante d’édifices à l’architecture européenne, notamment un bon nombre d’églises. La plupart de ces bâtiments semblent assez désuets et peu entretenus. Autant être clair, cela ne nous fait pas très bonne impression !
La population comporte un fort pourcentage de personnes d’origine indienne, ainsi que de nombreux musulmans. Les mosquées animent l’ambiance générale à l’heure de la prière.

Le lendemain, levés de bons pieds (quatre exactement – bien que Sarah ait failli perdre une cheville la veille suite à une mauvaise chute sur les routes « gruyère » de la ville), nous décidons de prendre les choses en main et de ne pas subir notre négativisme de la veille. Lors de nos balades dans le centre, nous avons croisé une Guest-House qui avait ouvert 3 mois auparavant et sans aucune mesure avec la « prison » qui nous sert actuellement d’hébergement : nous changeons immédiatement pour ce nouvel endroit (Pann Su Wai Guest-House).
Le temps ne nous aide pas dans nos bonnes résolutions : il pleut des cordes. En bons belges que nous sommes, nous décidons de n’écouter que notre courage, de louer un scooter et d’affronter les éléments pour partir à la découverte des 50 km au Sud de la ville.
Nous visiterons de cette manière un Bouddha en construction (14 étages et 263 marches quand même), deux autres statues d’une taille inimaginable, quelques villages et, point d’orgue, la ville qui a accueilli la fin du travail forcé de nombreux alliés pendant la deuxième guerre mondiale et la meurtrière construction du « Death Railway ». Cette fameuse ligne de train devait étancher la soif de conquête nippone en permettant d’alimenter les troupes du front en vivres et bien d’autres choses (le premier train à utiliser la ligne était constitué uniquement de prostituées… l’histoire ne dit cependant pas ce qu’il en était du conducteur).

Je profite également de cette dernière ville pour m’acheter un ‘longwy’. Il s’agit du pantalon local porté par la plupart des Birmans et qui consiste en un bout de tissu cerclé (oui, comme une jupe mais aussi long qu’un pantalon). Je me rends effectivement compte que partir avec un seul short était peut-être un peu optimiste. Il me reste maintenant à apprendre comment réaliser correctement le nœud du longwy… la technique n’est pas simple !
Bref, cette journée fut horrible et intéressante à la fois. Nous sommes trempés jusqu’aux os ! Nous apprendrons par la suite qu’il s’agissait d’une tempête qui traversait le pays.

Après une nuit impeccable, nous décidons de continuer dans l’optique d’éviter cette ville qui ne nous inspire guère. Nous souhaitons visiter l’immense île située juste en face de Mawlayine et qui répond au doux nom de « Ogre Island ». Des excursions y sont organisées pour 20 à 30 dollars par jour et par personne. Ces prix nous paraissent clairement trop élevés et nous nous retrouvons sur une pirogue avec deux vélos loués pour une bouchée de pain, entourés de locaux amusés par notre présence sur l’embarcation.
A peine débarqués, nous subissons quelques railleries que nous ne comprendrons que quelques minutes plus tard. Le passage d’une tempête tropicale ne fait pas vraiment bon ménage avec des routes en terres battues.
Nous parvenons tout de même à avancer sur ces chemins.

Après deux bonnes heures de vélo, nous finissons par nous faire aborder par un local qui souhaite nous faire visiter son village. Nous passons d’ateliers en ateliers, l’artisanat dans ce village étant fortement développé. Nous voyons donc de près le travail du bois pour créer des cannes, des pipes, des stylos et… une pipe d’environ 3 m de long à placer sur le seul rond-point du village : d’un kitsch qui vaut bien les ronds-points Marsupilami ou Boule et Bill de Charleroi.
Les autres ateliers produisent notamment de la corde à base de fibre de noix de coco et des élastiques en caoutchouc à partir de la sève de l’hévéa. C’est vraiment très intéressant à voir et la dextérité de ces personnes est tout simplement impressionnante.

Après deux bonnes heures, nous remercions notre guide d’un jour à qui nous offrons un verre (il ne souhaitait rien d’autre). Il nous accompagnera encore jusqu’au panneau indiquant la fin de son village. Nous avons vraiment l’impression que ce fut une fierté pour lui de nous l’avoir fait visiter.
Nous continuons à visiter l’île et, à l’heure de rentrer sur le continent, nous prenons finalement un bateau différent du premier sur lequel nous aurons une petite altercation avec le commandant qui, entre le départ et l’arrivée, souhaitait multiplier son prix par 4… Nul besoin de dire que nous n’avons pas lâché l’affaire. Toutefois, en revenant à la Guest-House, on nous confirme que ce qui nous avait été annoncé au départ était le prix pour les locaux alors que le gouvernement aurait fixé un prix supérieur pour les étrangers.
Quoi qu’il en soit, ‘Ogre Island’ aura été la bonne surprise de Mawlawyine !

Après une dernière nuit dans notre magnifique Guest-House, nous prenons le chemin de la gare. Aujourd’hui nous attendent 4 heures de train afin d’atteindre ‘Golden Rock’, le fameux édifice sacré tant respecté par les bouddhistes. La suite au prochain épisode !

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De Ayutthaya à Mae Sot : comment rejoindre la Birmanie en passant par Bruxelles

Nous voici donc en route pour Kamphaeng Phet…  Le trajet que nous avons choisi consiste à rejoindre Nakhon Sawan en train (2h30) et prendre un bus pour notre dernière étape avant le Myanmar. Tout paraît extrêmement simple !!

Nous embarquons donc dans ce fameux train sans grand souci : il est à l’heure à 45 minutes près. En chemin, nous croisons une bande d’amis qui partent faire un petit 100 km en VTT… Puisque l’un d’entre eux semble se débrouiller en anglais, nous entamons la discussion et échangeons différentes infos intéressantes. Nous sommes désormais capables de commander tous les types de viandes en Thaï ! De plus, ils nous confirment que « meat » (‘viande’ en anglais) est l’équivalent des fricadelles chez nous. Si on ne précise pas c’est simplement parce qu’on n’a pas nécessairement l’envie d’en connaître la teneur exacte… (Sarah avait pourtant eu une très bonne expérience avec une soupe aux tripes de lapin quelques jours auparavant)

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Arrivés à la gare de Nakhon Sawan, on nous propose de nous emmener à la gare des bus pour 40 bahts (1 €) chacun. D’une seule voix, nous répondons qu’il n’en est pas question et que nous allons marcher. A postériori, mea culpa, les Thaïlandais ne proposent pas des tuk-tuk QUE quand la distance à parcourir est réalisable à pied… Bref, on parle d’environ 8 km sur une 2×3 bandes. Au final, nous adoptons la technique ‘yeux de chats’ qui nous permet successivement de nous faire emmener en voiture à mi-distance par une dame bien sympathique et de monter sur un scooter jusqu’à cette fameuse gare des bus. Je pense très sincèrement que l’on ne se rend pas compte en Europe de tout ce que l’on est capable de mettre sur une seule mobylette. A trois avec deux sacs à dos de 60 litres, on aurait encore pu ajouter un gosse à l’avant. Bon, ok, les semelles de mes chaussures frottaient un peu sur la route à cause du poids mais tout s’est finalement très bien passé.
Un TOUT grand merci à ces très sympathiques personnes et notamment notre nouvel ami « Chat » qui a vraiment été formidable avec nous : Khop Kun Khub !!!

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A la gare des bus, nous embarquons dans un mini-bus qui nous mènera en 1h30 à Kamphaeng Phet. Nous avons passé une journée là-bas et ce fut vraiment une très chouette étape. Les photos arrivent bientôt ! Je peux déjà vous dire que Sarah est toujours aussi enchantée par la nourriture. La preuve en avant-première :

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Le lendemain soir, pas le temps de se reposer, c’est reparti, cette fois direction Myanmar (Birmanie). Faux départ : tous les bus sont complets. Pas de souci, nous embarquons dans un petit bus local à destination de la prochaine ville (Tak) où nous espérons avoir une autre solution. Mais d’abord : un plein d’essence. Et c’est à ce moment précis qu’une vision commune apparaît devant nous tel Notre-Dame de Lourdes mais plutôt en mode Manneken Pis au beau milieu de la campagne Thaïlandaise. Non, ce n’est pas une blague… Voici avec quoi nous sommes tombés nez à nez :

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Au passage, vous aurez pu admirer toute la délicatesse de la gestuelle de Sarah qui continue de me surprendre régulièrement et qui ne semble pas atténuée par l’environnement asiatique.

Bref, nous parvenons à Tak où un bus nous amène directement à la frontière Birmane. Il s’agit de la ville de Mae Sot où le poste frontière est ouvert aux occidentaux depuis 2013. Tardivement arrivés, nous passons la nuit dans un hôtel recommandé par un compagnon de voyage. Surprise, nous avons de l’eau chaude et nous avons pu regarder le journal de la VRT !

La Birmanie c’est pour demain !

S’échapper de Bangkok – Samut Sakhon – Samut Songhkram – (Amphawa)

Il existe différentes possibilités pour rayonner autour de Bangkok tout en y découvrant de vraies merveilles. Cette fois, nous vous proposons d’expérimenter en deux journées (et plus si affinités), l’Ouest de Bangkok. Au menu :

  • Une expérience en train d’environ 2h45 pour 40 Bahts.
  • Passage par une ville quasiment non fréquentée par les touristes. Elle ne manque pourtant pas de charme : Samut Sakhon (Maha Chai).
  • Découverte du fameux marché de Samut Songhkram  – celui-ci prend place en permanence sur une voie de chemin de fer… que vous allez emprunter… oui, oui…
  • Visiter un vrai marché flottant avec un caractère toujours authentique au sein de Amphawa.
  • Dormir dans une Guest-House magnifique le long de l’eau et se prendre à rêver en observant les lucioles qui semblent jouer avec leur reflet sur la rivière.

Nous vous conseillons de faire cette excursion un jour de weekend afin d’être certain que le marché flottant d’Amphawa prenne place. Renseignez-vous à votre Guest-House à ce propos.

Première étape – Trouver la gare

Autant le dire tout de suite, il est possible de prendre un mini-bus directement vers Samut Songkhram. Il y en a pour environ 1h30 mais bon… trop facile et pas assez fun à notre goût : nous préférons la petite ligne de train qui y mène 🙂 Toutefois, rien ne vous empêche de faire l’aller en train et le retour en bus (ou inversement).
Votre première étape va donc être de trouver la gare de départ à Bangkok. Il s’agit de Wongwian Yai (ou la suivante : Talat Phlu, celle que vous voyez ci-dessous en photo) et, pour la situer à la grosse louche, elle est du même coté de la Chao Phraya que Wat Arun et au Sud-Ouest de celui-ci.

A priori, de notre expérience, le bus n°1 passe par ce côté-là. Le mieux est de demander aux locaux comme nous vous l’avions déjà conseillé dans notre article sur Bangkok. Nous avons réussi à embarquer dans un taxi bleu pour 8 bahts la course à proximité de Wat Arun.
Vous pouvez obtenir les horaires de train de cette petite ligne (« Mae Klong Line ») dans n’importe quelle gare ou bien sur le site internet du service ferroviaire.
Votre gare d’arrivée sera le terminus, Maha Chai, c’est assez simple ! Le tout pour 20 bahts et environ 1h.

Arrivée à Samut Sakhon

‘Samut’ signifie en Thaï que la ville est située près de l’eau… Mais vous l’aviez déjà deviné évidemment 😉 Par contre, ne vous laissez pas perturber par le nom de la gare. Maha Chai est le nom que les Thaï donnent à Samut Sakhon : « same same » !
Le marché situé à proximité de la gare est vraiment très sympathique. La ville est également reconnue pour ses poissons, crustacés et autres fruits de mer… Les habitants sont charmants et seront surpris de votre présence, ils n’hésiteront pas à venir vers vous pour vous indiquer le chemin ou essayer de communiquer à leur façon.

Cette ville mérite vraiment le détour et nous vous conseillons de vous y balader un peu. Nous avons eu quelques difficultés à trouver un hôtel (l’anglais n’est pas le fort de la région) mais avons fini par dormir dans un appartement à 450 bahts la nuit.

Pour notre part, cela s’est soldé par :
– une nuit sur place qui nous aura apporté une rencontre avec un chanteur local très sympathique avec qui nous avons passé la soirée – endroit très connu des locaux pour boire un verre le soir – Demander le « Fin Bar »;
– un spectacle religieux mettant en scène des serpents
– une foire locale type brocante
– la découverte d’un « Cat café » – boire un café en donnant son chat à cat-sitter…… tout un concept
– une séance de gym dans le parc de l’université
– … (à compléter selon votre expérience)

La deuxième partie de l’escapade

Quand vous vous sentirez prêts à quitter Samut Sakhon, traversez le fleuve pour 5 bahts et allez rejoindre la gare de Ban Laem : 15 minutes à pied tout au plus.

Vous pouvez y prendre un dernier train pendant 1h45 pour 20 autres bahts. Pareil que précédemment, la gare d’arrivée s’appelle Mae Klong mais il s’agit bien de Samut Songhkram !! Les paysages sont vraiment sympas : rizières, maisons résidentielles composées de grosses jars pour la récolte des eaux de pluie, etc.

Si vous avez raté le dernier train en partance pour Samut Songhkram, pas de stress, restez de ce coté du fleuve et, sur la même route que le petit ferry en le gardant dans votre dos, marchez jusqu’à la prochaine intersection et, à ce coin, vous pouvez prendre un minibus pour Samut Songhkram. Le prix est d’environ 30 bahts.

Samut Songhkram – Le marché sur les voies de chemin de fer

Ce marché est déjà en soi assez agréable bien qu’il soit assez difficile d’y circuler. Il faut s’imaginer que la largeur de passage dans les deux sens est une voie de chemin de fer. De plus, les étals et « toits » de ceux-ci prennent pas mal de place.

Le but est d’être dans ce marché juste avant qu’un train ne passe. Préparez vous alors à voir à quelle vitesse les gens remballent et remettent en place leurs marchandises. C’est vraiment impressionnant et à conseiller !
Vous pouvez moduler votre voyage pour arriver en train à 13h45, en sortir et voir repartir le train à 14h30. Quoi qu’il en soit, les arrivées sont à 09h50, 13h45, 18h22 et les départs à 06h20, 10h20 et 14h30.
La ville a, paraît-il, quelques autres atouts mais nous ne les avons pas explorés.

Amphawa – « Floating Market authentique »

De Samut Songhkram, prenez un mini-bus pour Amphawa. Il est très facile d’y trouver une Guest-House peu chère. Pour notre part, nous avons pu dormir dans une maison en bois située sur le chemin principal en direction du cul-de-sac, tout à fait à gauche au coin. Vraiment magnifique pour environ 200 bahts la nuit à deux.

Il vous reste à moduler ce programme en fonction de vos envies mais vous avez maintenant les cartes en main !!!!

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Bangkok – Guide de survie aux premiers arrivants

Vous planifiez un voyage en Thaïlande ? Vous avez déjà vos tickets en poche ? Vous envisagez un passage par Bangkok ? Cet article est fait pour vous. On essaye de vous y donner quelques tuyaux qui vous faciliteront la vie.

Arrivée par avion

Si vous arrivez pour la première fois à Bangkok, il y a de fortes chances que vous arriviez par l’aéroport international. Pour notre part, nous avons déjà testé les liaisons Bruxelles – Bangkok avec la compagnie Aeroflot (623 € l’aller/retour en juin 2013) et Paris CDG – Bangkok avec Sri Lankan Airways (380 € l’aller simple avec arrivée le 29/12/2014). Les choix étaient purement financiers et, finalement, les compagnies étaient relativement correctes.

Votre premier contact avec le pays du sourire ne risque malheureusement pas de vous émoustiller spécialement : la file d’attente pour obtenir le visa peut s’avérer assez longue. Par contre, aucun souci pour l’obtention de celui-ci. Il n’est ni nécessaire de payer ni de présenter une quelconque preuve que vous allez quitter le pays endéans le mois.

Bref, récupérez vos bagages, descendez de deux étages et, juste avant de prendre le train reliant le centre de Bangkok (+/- 40 Baht), vous trouverez des autres bureaux de change un peu plus intéressants que les premiers que vous avez pu croiser.

Argent

Concernant la monnaie locale, il s’agit bien entendu du ‘Baht’ et, dès votre obtention du visa, vous aurez une série de bureaux de change qui sont tous à éviter. Si vous avez déjà l’équivalent de 2 € par personne, ce sera suffisant pour atteindre le centre ville ou vous pourrez obtenir de bien meilleurs taux.

Par contre, si vous n’avez pas de monnaie locale et que vous souhaitez éviter les frais de retrait aux distributeurs d’argent (ATM), on vous conseille de prendre des euros ou des dollars avec vous que vous changerez au fur et à mesure de votre voyage. Prendre des petites coupures de 5 ou 10 € vous dépannera aussi utilement dans le cas d’un mauvais taux de change que vous seriez obliger d’accepter.

En règle générale, les banques sont moins intéressantes que les petits bureaux de change.
A l’heure actuelle, le taux est d’environ 1 € = 39 Bahts, soit environ l’ancien taux de change franc belge / euro 😉 .

Se déplacer à Bangkok ou Comment atteindre votre Guest-House

Si vous voyagez de la même façon que nous, vous êtes probablement à la recherche d’un hébergement pas cher. Il ne s’agit donc pas de trouver un hôtel en plein centre-ville (quoi que la notion de centre est assez subjective à Bangkok).
Si vous débarquez au soir ou un jour de grande affluence (un jour de nouvel an par exemple 🙂 ), nous vous conseillons fortement de réserver votre nuit au préalable. Par exemple, via booking.com, nous vous proposons T.T. Guesthouse qui revient à 380 Bahts pour une chambre avec deux lits, salle de bain partagée.
Il y a moins cher mais nous n’avons pas encore testé. A la fin de China Town, il y a un quartier indien où nous avons trouvé une chambre à 200 Bahts la nuit.

Dans tous les cas, le moyen le plus simple pour se déplacer dans Bangkok est le ‘Sky Train’ et trouver un hôtel à proximité de cette ligne est vraiment un bon plan. Ce n’est malheureusement pas le cas pour l’adresse que nous venons de vous conseiller.

En effet, pour notre part, nous ne nous déplaçons ni en Sky Train, ni en Tuk-Tuk et encore moins en taxi : rien de tel que le bus !! N’importe quel trajet d’un point A à un point B revient à 8 Bahts par personne dans un bus sans climatisation et 11 Bahts sinon. On peut aussi prendre les petits taxis collectifs bleus qui sont eux aussi au prix de 8 Bahts. Le plus compliqué dans l’histoire c’est que ces transports sont indiqués uniquement en écriture Thaï (l’alphabet est différent), ce qui explique pourquoi peu de touristes les prennent. Certains locaux peuvent aussi s’y perdre à l’occasion : il faut voir le nombre de lignes qui existent !!! On vous conseille tout de même de tenter l’expérience et de noter sur un papier les endroits où vous désirez vous rendre et, mieux, les faire écrire en Thaï par un local qui parle anglais. Avec ça dans la poche, il n’y a plus qu’à demander aux gens qui vous indiqueront beaucoup plus aisément. De plus, de votre Guest House aux différents centres névralgiques, vous aurez probablement 4 ou 5 numéros maximum à retenir.
Par contre, attention, traditionnellement, les asiatiques n’aiment pas répondre ‘non’ (c’est un peu offensant). Il est donc indispensable, voire vital, de poser des questions ouvertes, surtout si votre interlocuteur n’a pas un niveau d’anglais élevé. Préférez donc : « China Town. Bus. Which number ? » et pas « China Town. Bus 1 ? ».
Dans tous les cas, ce sera à chaque fois une superbe expérience locale qui vaut bien plus que les tracas que cela peut parfois causer !

T.T. GuestHouse – Notre choix

A notre connaissance, 380 Bahts la nuit pour deux personnes a Bangkok et dans un endroit propre est plutôt une bonne affaire.

Voici quelques conseils si vous décidez d’y séjourner :

  • A partir de l’aéroport, arrêtez vous a Makkasan et prenez le bus 29 ou 34, arrêt à la gare de Hua Lumphong. De là, la Guest House est environ à 10 minutes de marche.
  • De la Guest House, vous pouvez prendre le bus 1 vers China Town ou, marcher 5 à 10 minutes jusque l’embarcadère situé sur la gauche de l’hôtel Sheraton. De là, vous êtes sur la Chao Phraya et vous payez 15 Bahts le trajet vers n’importe quel autre arrêt. Vous pouvez notamment vous arrêtez juste en face de Wat Arun ou du Grand Palace.
  • Près de ce même Sheraton, il y a un centre commercial avec un bureau de change.
  • Le responsable de la Guest House parle très bien anglais et est de très bon conseil.
  • Désavantage pour les fêtards, la porte est fermée à minuit, il faut donc être rentré avant. Ou avoir une bonne excuse et avoir négocié ça avec le gérant 🙂
  • Dans la même rue que l’hôtel, marchez vers la gare environ 100 m ; sur le coin à gauche, il y a un petit resto qui est spécialisé dans les brochettes – DE-LI-CIEUX !!
  • Juste à coté de TT Guesthouse : un 7-Eleven.

En route – Notre top 10 des choses à faire

Bangkok reste une ville très touristique : il faut s’y attendre et faire les attractions les plus touristiques au plus tôt dans la journée. Voici toutefois ce que nous avons préféré :

  • China Town : la nuit le quartier grouille d’étals où vous pourrez manger bien et pas cher. De plus, si vous commencez à en avoir marre de la nourriture Thaï, c’est une bonne alternative. 
  • Manger indien parce que ça fait du bien de changer.
  • Passer le nouvel an à Bangkok.
  • Sortir de la ville – Amphawa (marché flottant authentique) – Samut Songhkram  (marché sur les voies de chemin de fer) – Ayutthaya (première cité Siam).
  • Boire un verre dans un sky bar et fermer les yeux sur le prix du verre qui vous coûte l’équivalent d’une nuit à la Guest-House (dans le même registre : essayer de s’y faire accepter en portant un pantalon Thaï type ‘fisherman’).
  • Wat Pho (100 Bahts) – Bien connu pour son Bouddha couché mais avec tant d’autres choses à découvrir.
  • Wat Arun – Spectaculaire temple le long du fleuve.
  •  Bangkok Modern Art Museum – Chouettes collections, gratuit, rafraîchissant de déambuler dans le bâtiment climatisé et de voir autre chose que des temples ; il y a aussi un petit cinéma avec des bancs en bois au rez de chaussée.
  • Grand Palace – Hyper touristique et hyper cher (500 Bahts) : c’est quand même à faire au moins une fois – de nombreuses choses à voir.
  • Temple de nonnes face à l’embarcadère du Grand Palace – temple assez traditionnel ( Wat Rakhang).

Notre flop

(parce qu’il y a toujours des choses qu’on aime moins)

  • Khao San Road : touristique, absolument rien d’authentique (même les scorpions à y manger), bars bruyants et presque que fréquentés par des occidentaux.
  • Marché de nuit de Pat Pong : quartier dédié au tourisme sexuel, marché pas authentique et uniquement constitué de brols pour touristes (comme nous en fait mais on n’en veut de toute façon pas).

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La province de Kanchanaburi – 4 nuits dans l’Ouest

Ne faites pas la même erreur que moi… On ne prononce pas cette ville à l’anglaise du style « Kan-cha-na-beury » mais bien avec une terminaison en u, un léger roulement du ‘r’ et un ‘i’ final qui dure : « Kanchanaburrrrryyyyyyyy ». Sans déconner, sans cela, impossible qu’un Thaï comprenne de quoi vous parlez !

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En remontant du Sud – Phetchaburi et Nakhon Pathom

En ce 05 juillet, nous décidons de visiter deux villes en nous arrêtant aux gares adéquates. La première sera Phetchaburi où nous nous retrouvons assez rapidement à visiter le palace Khao Wang. Celui-ci est complètement envahi de singes assez sournois avec les visiteurs. C’est bien pire que leurs congénères de Lopburi ! Une bonne matinée aura suffit à ce que nous visitions les lieux. En route pour la ville suivante…

La ville de Nakhom Pathom est assez connue dans le monde bouddhiste. Elle abrite effectivement un cheddhi de 127 m de haut, ce qui serait un record mondial. Nous n’avons pas beaucoup de temps dans cette ville mais ce fut suffisant pour apprécier son caractère sympathique à vivre. A noter que nous rencontrons en plein milieu de soirée des éléphants en pleine rue, occupés à amuser les passants en échange de quelques bahts… Un spectacle un peu triste à observer quant on sait que les pachydermes étaient encore utilisés il y a peu pour différentes tâches. Qu’est-ce qui est le mieux pour ces animaux ? Travailler avec l’homme ou faire la manche avec lui en rue ?

Notre arrêt dans cette ville s’explique aussi par le fait qu’il s’agit de l’endroit où le réseau ferroviaire de la ligne Sud et de la ligne Ouest se rejoignent. Le lendemain, nous repartirons donc vers l’Ouest sans avoir besoin de remonter jusqu’à Bangkok !

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Khao Sok – Deux jours au coeur de la jungle

Après avoir quitté Koh Tao, nous reprenons le ferry et passons une nuit dans le marché à proximité de la gare de Surat Thani, qui s’avère en fait être la ville de Phun Pin… On ne cherche pas à comprendre ! Pour nous remettre de nos émotions suite à ces chocs culturels, nous décidons de goûter le fameux fruit Durian ainsi que de nombreux insectes. Il faut tout de même vous expliquer que ce fruit est interdit dans de nombreux lieux publics suite à son odeur immonde. Nous rencontrons tout de même un Allemand qui nous fait part de son amour inconditionnel pour le fruit et toutes ses variantes (fruit shake, glace, chocolat…).

Conclusions : personnellement, le Durian et sa texture me donnent des hauts-le-coeur qui se transforment presque en une gerbe acide sur le trottoir encore tout chaud. Le goût est cependant intéressant. Maureen et Daniel ne sont pas de mon avis et préfèrent en rester au trottoir. Les insectes sont également du goût de l’Allemand qui les déguste comme des chips. Du point de vue de nos papilles gustatives, les chenilles sont juteuses et succulentes contrairement aux cafards qui sont croquants et très légèrement infâmes. Les sauterelles, quant à elles, grattent la gorge avec leurs pattes rugueuses et laissent un goût de paille en bouche. Bref, notre Allemand s’est fait un plaisir de dévorer nos restes…

Le lendemain matin, rendez-vous avec notre guide qui va nous initier aux plaisirs de la jungle pendant deux journées. En résumé, ce fut magique ! Les balades et safaris en bateau, les paysages brumeux, les bruits de la jungle pendant la nuit et au réveil, le cri des Calaos, les singes, les araignées grosses comme votre main, les serpents, etc, etc…

Notre guide a vraiment été exceptionnel, que ce soit sur sa connaissance de la jungle ou sur le plan humain. Nous nous sommes amusés avec un rien le soir (jeux d’adresse et de magie) et la marche sur bambou fut également exceptionnelle !

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Koh Tao – Trois jours sur l’île de la tortue

Après une nuit courte en sommeil, nous voilà enfin à destination : Koh Tao.

Les plages sont évidemment magnifiques, le turquoise de l’eau ferait pâlir un Rainbowfish et le soleil ne demande qu’à nous caresser de ses rayons… Bon… Fini le mode Pocahontas : les touristes sont partout, internet est 12 fois plus cher que le reste de la Thaïlande, les compagnies de location de scooter font payer 125 € la moindre griffe qui pourrait être apparue sur l’engin, rien n’est négociable, tout est hors de prix. Bref, relisez la première phrase de ce paragraphe et choisissez sur quelle version vous préférez rester.

Nous décidons toutefois que les trois prochains jours à Koh Tao seront de toute façon très bons. Cela commence plutôt bien avec la rencontre de Stefano, un Italien qui semble être dans un certain business sur l’île depuis plusieurs années. Arrivés devant le lieu en question, nous comprenons que ce business est en réalité un cabaret de « Ladyboys » (ou transgenre… bref, des hommes qui se sont transformés en femmes). Très bien, nous y serons le lendemain !

Sur l’île nous rencontrons de nombreuses personnes sympathiques avec qui nous passerons pas mal de temps et trinquerons à de nombreuses reprises. Il ne faut pas se fixer de rendez-vous, sur une île comme Koh Tao, on finit toujours par se recroiser…

Il faut dire que les soirées se ressemblent beaucoup sur la plage. Spectacles de feu, musiques occidentales, bières à foison… Heureusement, nos différentes rencontres nous ont permis de passer de nombreux moments mémorables. En passant par la soirée dans la piscine qui se termine au chant du coq, le cabaret de Stefano avec ses danseuses incroyables, l’exploration de la jungle avec Leila et son fiancé (attaque de fourmis rouges en prime…), la musique électro et la bonne humeur de Tom, les discussions avec Katlin, Matthieu et Liz.

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