Archives de catégorie : Myanmar

Le Myanmar en quelques mots

Vous ne savez pas comment choisir votre itinéraire au Myanmar (Birmanie) ? Combien coûte la vie dans le pays ? Quel budget prévoir ? Quels sont les musts ? Nous avons tenté de résumer ici de façon concise notre expérience d’un mois dans ce pays . N’hésitez pas à consulter les articles du Myanmar où vous pouvez également visualiser sur une carte les différents lieux géographiques.

Ce que nous avons adoré

  • l’authenticité des villages et des rencontres en s’éloignant légèrement du circuit touristique
  • l’impression agréable de faire un bond dans le temps
  • les paysages bruts, où la nature conserve ses droits
  • les incontournables Bagan et Lac Inle

Ce qui nous a moins plu

  • le coté touristique de certains lieux qui dénature les contacts humains
  • le rapport qualité/prix des logements franchement mauvais
  • l’hygiène globalement déplorable, particulièrement en cuisine

Les mythes

  • La monnaie locale, le Khyat, est utilisée partout. Nul besoin de s’encombrer d’USD. Si vous décidez toutefois d’emporter des billets verts, faites attention à ne pas les plier, sans quoi ils seront refusés tant par les guesthouses que par les agences de change.
  • Il est possible (et même relativement facile) de voyager sans guide dans la plupart des états du pays. Le MTT peut rapidement vous indiquer les dernières régions interdites aux touristes « pour des raisons de sécurité ».
  • Nul besoin de réserver, sauf peut-être dans les villes très touristiques. Si vous souhaitez réellement être rassurés, demandez à chaque guesthouse d’appeler la suivante pour annoncer votre arrivée.
  • Le Myanmar n’est pas un pays particulièrement cher, comparé au Laos et au Cambodge. Si les prix des logements sont effectivement prohibitifs, le coût de la nourriture et des transports permet de rééquilibrer votre budget.

Budget
Notre budget total pour 25 jours en Birmanie a été de 500 euros par personne. (A ce jour, 10.000 Kyats valent environ 9 euros)
Le coût de la vie se décline comme suit:

Logement: 12000 à 25000 Kyats pour une chambre double, avec ventilateur et salle-de-bain partagée

Nourriture et boissons:
– grande bouteille d’eau: 300 Kyats
– soda (33cl): 500 Kyats
– bière (marque Myanmar, 75cl): 1500 à 2000 Kyats
– bol de riz: 400 Kyats
– repas complet dans la rue: 400 à 1500 Kyats

Transports:
– pour les bus, voir les articles pertinents du carnet de bord
– location de vélo (par jour): 2000 Kyats
– location de scooter (par jour): 6000 à 8000 Kyats

En quelques mots

Le Myanmar est un gros coup de cœur. Nous souhaitons clairement y revenir dès que possible et vous encourageons à aller y faire un tour !

Passer la frontière terrestre entre Tachileik (Myanmar) et Mai Sai (Thailande)

Entrés au Myanmar par la frontière terrestre de Mae Sot (Thailande), nous souhaitions ressortir du pays par la frontière située plus au nord, au niveau de Mai Sai (Thaïlande).

Nous avons mené des recherches intensives (via le MTT, via d’autres amis routards et par nos propres soins), pour arriver à la conclusion qu’en date du 31 janvier 2014, la route entre Taunggyi (Lac Inle) et Tachileik était fermée aux étrangers « pour des raisons de sécurité ». Les touristes qui braveraient cette interdiction se feraient systématiquement refouler à l’un des barrages militaires érigés sur la route.

Seule alternative: prendre un vol interne, entre Heho ou Lashio et Tachileik, avant de passer la frontière à pied vers Mai Sai. La compagnie aérienne Golden Myanmar (www.gmairlines.com), propose des tickets pour moins de 60 dollars par trajet. C’est la compagnie la plus intéressante du marché, selon nos recherches.
Attention toutefois à vous laisser un ou deux jours de battement: ne réservez pas de ticket d’avion le dernier jour de votre visa (notre vol a été reprogrammé le lendemain du vol initial, car il n’était pas suffisamment rempli : lire notre mésaventure).

Enfin, sachez que la sanction qui s’impose à vous si vous sortez du Myanmar avec quelques jours de retard n’est pas particulièrement sévère. Seule une amende de 3 dollars vous serait réclamée par jour de retard.

Le Lac Inle

Incontournable, à juste titre, le lac Inle dégage une atmosphère paisible et envoûtante. Y passer au minimum 2 jours est indispensable. La durée de votre séjour sur place dépendra ensuite de votre capacité à vous décoller de ce tableau idyllique.

Comment y arriver?

– En bus, depuis l’ensemble des autres points touristiques du Myanmar. La gare des bus est relativement proche du centre de Nyaung Shwe, où se concentrent les guesthouses. Inutile de prendre un tuk-tuk pour couvrir la distance entre votre siège et votre lit (sauf si votre sac pèse une tonne)
– en avion, via l’aéroport de Hého, au nord du lac

Ou dormir?

Il y a de très nombreuses possibilités de logement à Nyaung Shwe, point de départ pour visiter le lac.
Nous recommandons la Gypsy Inn (tel: 95-081-209084), le long de l’eau. Pour 14.000 kyats, vous serez les heureux locataires d’une chambre avec deux lits jumeaux, et une salle de bain privative avec eau chaude. Un petit déjeuner de roi est inclus (et il est possible de l’emporter, si vous désirez assister au lever du soleil sur le lac).

Que faire?

La visite en bateau sur le lac est un must. Plusieurs formules sont proposées spontanément par les conducteurs de bateau:
– le « petit » tour, et l’ensemble des attractions  (très) touristiques: forgerons, femmes girafes, bijoutiers, tisseurs, fabricants de bateau… (présentant, globalement, peu d’intérêt: l’authentique a déserté depuis longtemps)
– le « grand » tour, à la carte, permettant de rallier d’autres villages plus éloignés. Afin de définir votre destination, essayez d’identifier le village dans lequel sera tenu le prochain marché.
En ce qui concerne les prix des excursions en bateau, ils sont fixés par bateau (pour 4 passagers maximum), et généralement par journée. Le plus simple est de faire jouer la concurrence, en présentant le programme que vous souhaitez suivre à différents conducteurs, qui vous remettront chacun une offre. Le lever et le coucher du soleil, mémorables sur le lac, sont souvent à l’origine de suppléments.

Notre contact « A Vue De Pieds » avec qui nous avons passé une super journée : Toeris (compagnie Sanshar) au 092.53.94.77.18 (prix : 25.000 Kyats lever et coucher de soleil inclus et incursion vers le Sud)

Petite astuce : éviter les faux pêcheurs… joli sur les photos (et encore…) mais ces clowns qui jonglent avec leurs filets n’ont rien d’authentique. Jugez plutôt :

Le lac s’explore également depuis les hauteurs: sous la forme d’un trek depuis Kalaw, ou d’une journée de randonnée dans les collines à l’est (il est possible d’organiser cette rando de manière individuelle, grâce à un smartphone et à une application de géo-localisation – les tracés des chemins sont disponibles sur Openstreet Map… sources utilisées par l’incontournable Maps.Me).

Vous pouvez aussi visiter les nombreuses petites productions qui, a partir de canne a sucre, réalisent des espèces de bonbons très sucrés (et délicieux !).

Pour clore la journée, rien ne vaut une dégustation de vin, au coucher du soleil, au domaine « Red Mountain ».

Le passage par les sources d’eau chaude est quant à lui inutile, sauf si vous souhaitez vous rendre dans un complexe thermal: les sources ont été entièrement privatisées par le complexe, et, en tant que simple passant, vous n’en verrez pas grand chose!

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Une excursion de Mandalay à Hsipaw

Mandalay est un ville qui vaut un court détour, avant de s’enfoncer vers le nord-est, vers Pyin oo Lwin et Hsipaw. Nous avons rassemblé dans cet article quelques informations sur ces trois lieux.

Mandalay

Où dormir?
Il y a de nombreuses possibilités de logement à Mandalay.
Le Garden Hotel semble être l’alternative la moins chère de la ville (17 dollars pour une chambre double).
Nous avons opté pour l’ET Hotel (83ème entre 23e et 24e – 02-65006, 66547, 011203529 – ethotel129a@gmail.com), et ses chambres « petit budget » en toiture, pour 20.000 Kyats la double, petit déjeuner inclus. L’eau chaude des douches et l’amabilité du personnel nous ont fait partiellement oublier la qualité très médiocre du matelas.

Ou manger?
Coffee Shops près de E.T. vraiment chouettes : goûter le Palata Keema (1500 Kyats) Myanmar MontHinghe (700 Kyats) Myanmar Cake/BainMont (300 Kyats)

Que faire?
Notre coup de cœur: le lever du soleil sur le pont U Bein. Les silhouettes des moines et des pêcheurs se découpent à contre jour, aux premières lueurs. L’endroit inspire le calme et la sérénité.

Valent également le détour:
– Les cités royales entourant Mandalay;
– La colline de Mandalay;
– Les ateliers de fabricants de feuilles d’or;
– La Paya Mahamuni et son Bouddha boursoufflé d’or;
– Le Kyaung Shwe In Bin et le Kyaung Shwenandaw (monastères en teck);
– La forteresse de Mandalay (nous n’en avons visité que l’extérieur, l’intérieur semble avoir été reconstruit récemment, et ne présentait pour nous qu’un intérêt mineur);
Plusieurs guesthouses et hôtels proposent des circuits organisés en taxi, permettant de faire le tour de ces différents lieux touristiques. Nous avons préféré louer un vélo pour 1500 Kyats la journée, et partir seuls à la découverte de la ville. Mandalay n’est cependant pas l’amie des cyclistes: la circulation y est dense, et les automobilistes ne se préoccupent pas du tout des usagers plus faibles.

Pyin Oo Lwin

Les anglais, eux aussi, étaient parfois fatigués de Mandalay. Ils partaient alors se réfugier à Pyin Oo Lwin, plus calme, plus frais, plus « British ».

Comment s’y rendre?
Depuis Mandalay, il est possible de partager un taxi (6500 Kyats), d’embarquer à bord d’un pick-up local (1500 Kyats – environ 2h), ou de prendre le train (le seul départ de la journée étant cependant fixé à… 4h du matin).

Où dormir?
Nous n’avons malheureusement pas de bon plan à Pyin Oo Lwin. Le Golden Dream Hotel renseigné dans plusieurs guides est vétuste, sale, froid et bruyant. Seul intérêt: le prix de la chambre double, fixé à 10.000 Kyats (un reccord au Myanmar).
Les échos que nous avons eu des deux Grace Hotel (I et II) ne sont pas beaucoup plus charmeurs.

Que faire?
Pyin Oo Lwin respire l’ère coloniale. Une balade dans le centre ville, armé d’un plan de la ville décrivant l’histoire des bâtiments à admirer, est incontournable.
De nombreux touristes profitent de leur passage par Pyin Oo Lwin pour visiter les Kandawgyi Gardens (entrée 5000 Kyats, ouvert de 8h à 18h00 – tél 085-22497). Les jardins comprennent notamment une bambouseraie, un verger, un jardin des orchidées, une volière, un plan d’eau, et plusieurs parcours de promenade. L’ensemble dégage une impression de sérénité.

Hsipaw

Hsipaw est une petite bourgade organisée presque intégralement autour des treks et de la tradition Shan.

Comment s’y rendre?
Il est possible de rallier Hsipaw en bus, depuis Mandalay, Pyin Oo Lwin ou même Nyaungshwe (Lac Inle). Difficile cependant de faire l’impasse sur le train, et son passage sur le mythique viaduc de Gokteik (construit en 1901). Le prix du ticket entre Pyin Oo Lwin et Hsipaw, en ‘upper class’, est de 2750 Kyats. Demandez un siège près de la fenêtre gauche, dans le sens de marche du train: la vue sur le viaduc de Gokteik y est particulièrement jolie.

Où dormir?
La mafia du touriste semble plus que jamais présente à Hsipaw. Les guesthouses Charles et Lili sont tenues par les membres d’une même famille tout comme d’autres filiales réparties dans la ville.
Nous avons eu de bons échos de l’hôtel Red Dragon, nouveau sur le marché. Notre choix s’est porté sur la guesthouse Yee Shin (sur la rue principale). Un peu bruyante, elle dispose de chambres doubles propres, avec salle de bain partagée et eau chaude, pour 15.000 Kyats, petit déjeuner compris. Chaque soir, un pick-up emmène gratuitement les résidents à la Sunset Hill, pour admirer le coucher du soleil.

Que faire?
Il est tout à fait possible de découvrir Hsipaw à pied. Le Shan Palace (ouvert tous les jours de 9h à 12h et de 14h à 16h – visites guidées gratuites), le monastère en tek et Little Bagan se trouvent à 15 minutes du centre.

Un peu plus éloigné (à deux pas de la cascade), le Shan Youth Network (SYN) organise des cours d’anglais pour les étudiants qui n’ont pas les moyens de poursuivre des études supérieures. Ils recherchent les contacts avec les touristes étrangers, afin de pouvoir exercer leur anglais. Si vous poussez la porte de l’école, vous serez invités à partager leur repas, à apprendre quelques pas de danses traditionnelles, et à converser avec une brochette d’étudiant en quête d’échange linguistique. Une expérience authentique et totalement gratuite, à conseiller! Pour entrer en contact avec eux: shanyouthnetwork5@gmail.com, www.facebook.com/ShanYouthNetwork, ou tél (capricieux) 0947111332 – 0936160085.

Enfin, il est difficile de présenter Hsipaw sans faire référence aux nombreuses possibilités de trek qu’offrent la région. Plusieurs guesthouses offrent de vous mettre en contact avec des guides. La commission retenue par Charles, Lili et compagnie sur les treks proposés est tellement élevée (de 35 à 50 pourcents selon les informations qui circulent sur le terrain), que nous la trouvions profondément injuste par rapport au travail fourni par les guides. Nous avons trouvé une alternative: s’adresser à Ma Boat Boat, la tenancière d’un restaurant qui ne paie pas de mine, mais qui dispose d’un carnet d’adresses bien rempli. Nous avons passé un excellent trek avec deux de ses guides (l’un ne parlant que très peu anglais, l’autre étant curieux de tout, y compris de nous), et recommandons vivement cette « agence » située sur la Mine Poon Street (boatsone61@gmail.com, tél 09-402778213 ou 082-80698).
Trois types de trek sont actuellement organisés à Hsipaw (mais cela change au rythme des conflits aux alentours de la ville): un trek de 2 ou 3 jours avec départ et retour à Hsipaw, et un trek de trois jours, un peu moins touristique, vers Kyaukme. Nous avons opté pour ce dernier… Vous pouvez lire notre aventure dans cette brève.

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Bagan – La cité aux mille temples

Bagan est incontournable en Birmanie. C’est une évidence à la lecture des guides touristiques, que vous ne manquerez pas de confirmer après avoir fait étape dans la cité aux mille temples.

Transports

Il est possible de rejoindre Bagan depuis toutes les villes importantes birmanes, par tous les moyens de transport possibles et imaginables (bus, train, avion…). L’attention des amateurs de bus est attirée sur deux choses: le temps réel des trajets est souvent surévalué par les sociétés de bus (en prenant un bus « de nuit », il est fort probable que vous arriviez à destination à 3h du matin plutôt qu’à 5 ou 6h), et la gare des bus à Bagan se situe à environ 10 km du centre ville. Il vous faudra donc prendre un second moyen de transport pour rejoindre votre guesthouse. En vous éloignant un peu de la gare des bus, il est possible de trouver des transports locaux dont le prix défie toute concurrence.

Bus vers Kalaw : 11.000 Kyats ; pick-up à votre hotel inclus
Bus vers Mandalay : 18.000 Kyats

Dans Bagan, le plus simple est de se déplacer à vélo (environ 1500 Kyats par jour). Il existe également des curieux e-bike (4000 à 6000 Kyats par jour), dont la vitesse est toutefois limitée à 20 km/h. Nous n’y voyons donc pas véritablement l’intérêt, si ce n’est pour reposer vos jambes fatiguées.

Taxe d’entrée

Depuis janvier 2015, l’entrée sur le site de Bagan est soumise à un droit d’entrée de 20 dollars ou 21.000 Kyats (rien que ça!), qui vous sera réclamé aux différents check-points disposés sur les routes (terrestres, fluviales ou aériennes) menant à Bagan. Le ticket qui vous sera délivré est valable pour 5 jours.

Hébergement

Bagan étant une destination prisée, elle offre de nombreuses possibilités de logement, pour tous les budgets. La plupart d’entre eux se situent à Nuang U, à 10 minutes à vélo du vieux Bagan.
Nous avons opté pour la Penn Cherry guesthouse (14 dollars la chambre double, salle de bain partagée et sans petit déjeuner). C’est le bon plan budget du coin. Les chambres sont propres, le personnel est très aimable, et il est possible d’y louer des vélos. Aux alentours, il y a plusieurs restaurants locaux où l’on mange bien pour 1000 à 1500 Kyats. Pour les adeptes du petit-déjeuner sucré, les mêmes restaurants proposent des « Banana Pancakes » et des « Fried Bread with Egg » (pain perdu) pour 400 à 600 Kyats.

Curiosités

Les temples se noient dans les différentes plaines de Bagan. Nous pensons que certains d’entre eux méritent une visite spécifique (Ananda, Patho Sulamani, Paya Shwezigon), alors que la plupart des autres contribuent à l’ambiance générale. Il est plaisant de se perdre à vélo au milieu des plaines, où vous serez entourés à 360° de temples. Il n’est pas rare d’y rencontrer des troupeaux de chèvres ou de vaches, ce qui contribue au charme de l’ensemble. Certains temples peuvent en outre être escaladés, ce qui permet d’avoir une vue globale d’autant plus impressionnante.

Les levers et couchers de soleil sont incontournables à Bagan. Si vous parvenez à être réveillés pour 5h, vous serez récompensés non seulement par le lever du soleil, mais également par l’envol des fameuses montgolfières de Bagan (vers 6h – 6h30).

Les temples connus pour leur bon emplacement pour commencer ou terminer la journée sont Paya Shwesandaw, Paya Pyathada, Buledi. Ils sont cependant couverts de touristes à l’approche du lever ou coucher du soleil. Nous vous encourageons donc à trouver votre propre spot (ils ne manquent pas).
Dernier conseil: équipez-vous de votre lampe de poche durant la journée: vous pourrez ainsi admirer les peintures ornant l’intérieur des temples (notamment Patho Abeyadana, Nagayon, Upali Thein : notre coup de cœur).

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De Golden Rock à Yangon

Destinations pratiquement incontournables au Myanmar, pour des raisons différentes (le premier en raison de son attrait religieux, le second en raison de son aéroport international), le mont Kyaiktiyo et Yangon ne nous ont retenus que deux petits jours. Nous livrons par conséquent notre maigre expérience sous la forme d’un article unique.

Le Mont Kyaiktiyo et son Rocher d’Or

Il s’agit du second lieu de pèlerinage au Myanmar, après la paya Shwedagon. De nombreux pèlerins s’y rassemblent, et la ville au pied du mont grouille de monde, de jour comme de nuit.

Comment s’y rendre ?
De nombreuses compagnies de bus font la liaison entre les grosses villes environnantes et le mont Kyaiktiyo. Le prix du ticket « touristique » est cependant extrêmement élevé par rapport aux prestations offertes.
Nous avons préféré prendre un train depuis Mawlamyine (également envisageable depuis Yangon), et puis un bus local qui vous conduit au centre de Kinpun (la ville au pied du mont Kyaiktiyo).
Pour quitter Kinpun, il est possible de faire l’impasse sur les bus touristiques en prétextant être malade avec l’air conditionné : nous avons finalement pris un petit bus local, pour 5000 Kyats, vers Yangon.

Où dormir ?
Le lieu étant assez touristique, il y a de nombreuses possibilités de logement pour les budgets moyens.
Pour les petits budgets, deux adresses ont retenu notre attention:

– Sea Sar guesthouse, bungalow plutôt défraichis pour 12 dollars la nuit : 09-8723288 / 09-49818854


(le moustiquaire ne vous sera pas fourni… toutefois, les bungalows plus chers semblent d’un niveau bien supérieur)

– Pann Myo Thu Inn, guesthouse familiale sur le même côté de la rue, 300 mètres plus loin, qui offre des chambres doubles au même prix : 09-49818038 – 057-60285 – pannmyothu.inn.kyaikhtiyoe@gmail.com

Visiter le mont Kyaiktiyo
Nous sommes bien loin de l’esprit du pèlerinage comme nous le concevons. S’il est certes possible d’escalader le mont Kyaiktiyo à pied, la plupart de ses visiteurs empruntent des pick-up chargés comme des camions à bétail, pour la ‘modique’ somme de 5000 Kyats par personne A/R. L’ascension dure environ 45 minutes.
Une fois au sommet, un droit d’entrée de 6000 Kyats par visiteur étranger. Le pass est valable deux jours. Sachez que seuls les hommes peuvent approcher et toucher le Rocher d’Or. Les femmes sont cantonnées à un espace de prière plus éloigné.

Yangon

Comme s’y rendre ?
Nous exagérons à peine en affirmant que toutes les routes du Myanmar mènent à Yangon. Il n’est par conséquent pas difficile d’y accéder en avion, train, ou bus.
Sortir de Yangon est par contre plus compliqué : la station de bus d’Aung Mingalar, d’où partent les bus parcourant de longues distances, se situe hors de la ville. Il faut en outre se laisser suffisamment de temps pour y repérer son bus. Cette station semble en effet être une ville à part entière, constituée de petits comptoirs de compagnies de bus. Demandez l’aide des passants afin de survivre dans cette jungle commerciale.
En règle générale au Myanmar, le temps des trajets en bus est largement surestimé. Le bus pour Bagan, qui démarre à 18h00 et dont l’arrivée est annoncée à 5h30 arrive en réalité à destination à 2 ou 3h du matin.
Pour rejoindre Aung Mingalar à partir du centre, prendre le bus local 43. Vous pouvez vous arrêter en chemin au lac Inya (où se trouve la maison où Aung San Suu Kyi a été maintenue à résidence) ou encore prendre en chemin le bus 209 pour aller visiter le temple Chauk Htat Gyee (magnifique Bouddha couché).

Où dormir ?
Nous avons été assez satisfaits du White House Hotel (et particulièrement de son petit déjeuner buffet sur le toit de l’immeuble). La double, avec salle de bain partagée, coute 17800 Kyats. Insistez pour avoir une chambre avec fenêtre (au risque de vous retrouver dans une cage à poule sans lumière).

Où manger ?
Voici quelques bonnes adresses qui nous ont été communiquées par une amie vivant à Yangon:
– Green Gallery (Thai) – 52th Street Lower Block : resto tenu par une passionnante birmane qui a dû fuir son pays et s’exiler en Thaïlande très jeune. Il est très intéressant de discuter avec elle…
– Naing Htaike (Shan) – Bogyoke Street près du coin avec la 47th Street
– Feel Restaurant (Birman)
– Oishi Sushi (Japonais) – Lasha Street Middle Block
– Cafe Genius (café Shan bio) – 31st Street Upper Block

Que faire ?
Nous n’avons passé que très peu de temps à Yangon, et ne pouvons par conséquent dresser une liste exhaustive des attractions touristiques.  Sont incontournables: la paya Shwedagon (premier lieu de pèlerinage du pays) à la tombée du jour (entrée: 8000 Kyats), les bouquinistes de Pansodan Street, l’Hotel Strand et son quartier, et les différents marchés de jour et de nuit qui animent la ville. Sachez qu’après 21h00 l’animation est quasi inexistante.

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Mawlamyine … et ses environs !

De prime abord, cette ville ne nous a pas transportés. Mais en explorant ses environs, nous comprenons pourquoi tant de touristes s’y arrêtent.

Comment y arriver ?

– Depuis Hpa-An : en bus, pour 1000 Kyats par personne (2 heures de trajet) ou en bateau (8000 Kyats, organisé par la Guest House Soe Brothers).
– Depuis Yangon : en bus ou en train (pas cher, très inconfortable, etl’expérience vaut le détour)

Faites attention : la gare des bus, comme souvent en Birmanie, se trouve en dehors de la ville. Pour rejoindre le centre ville, prenez un taxi-scooter, pour 1000 Kyats.

Hébergement

Oubliez ce qui est indiqué dans les guides : il y a de nombreuses solutions d’hébergement.
Nous avons testé la Breeze Guesthouse (13000 Kyats la double, sans SDB), et la déconseillons fortement. Les cloisons sont tellement minces que vous avez l’impression de dormir dans un immense dortoir, ou mieux, une prison. La déco, et le confort, laissent en effet à désirer.

Sont par contre à retenir:
– la Guesthouse Aurora (nous ne l’avons pas testée, mais n’en avons entendu que du bien). La teahouse située à deux maisons de là est très typique, et est un excellent endroit ou prendre le petit-déjeuner
– la toute nouvelle Pann Su Wai Guesthouse où nous avons séjourné. Bien tenue par un patron loquace souhaitant à tout prix vous aider, elle offre des chambres doubles confortables et propres pour 15000 Kyats la nuit, sans SDB. Pas encore répertoriée dans les guides (elle a ouvert ses portes en octobre 2014), elle est joignable au 09-252524837, et est située sur Lower Main Road, 333/A. Ils peuvent arranger le transport jusqu’aux gares et vous mettre en contact pour louer des vélos (2000 Kyats/jour) et scooters (8000 Kyats/jour).

A voir

Une balade dans la ville s’impose, ne fût-ce que pour admirer ses bâtiments hérités d’un temps passé, son front de mer et ses pagodes. Nous ont marqués: la pagode Kyaik Than Lan et sa vue sur la ville au soleil couchant, le point de vue qui se situe quelques centaines de mètres plus loin, les églises de Mawlamyine et le Bouddha en bambou (véritable chef-d’œuvre artistique, qui change des Bouddhas traditionnels).

A deux pas de la Pann Su Wai Guesthouse, les quais s’animent le soir et des barbecues géants y sont organisés. Joli point d’orgue pour terminer une journée à Mawlamyine en beauté.

Il est également possible de s’échapper vers le sud (par bus, ou en louant un scooter), afin de s’imprégner de tout ce que le bouddhisme a de plus kitch: le win-sein reclining Bouddah (plus de 600 pieds de long) et, quelques kilomètres plus loin, du même côté de la route, un autre Bouddha géant en construction, dont la tête dépasse de la forêt environnante.  En poursuivant sur la même route, vous pourrez rejoindre le terminus de la tristement célèbre « Death Railway », et son cimetière militaire.

Notre coup de cour va à l’île des ogres, située en face de Mawlamyine. Plusieurs bateaux vous y emmèneront, dont les plus petits (les pirogues), reviennent à 500 Kyats par personne, pour une traversée d’une dizaine de minutes. Le plus simple est de louer des vélos à Mawlamyine, et de les emporter sur l’ile. Emporter les vélos sur le bateau est gratuit. Attendez-vous toutefois à devoir pédaler une bonne partie de la journée, l’ile est très grande. Il est également possible de rejoindre un tour organisé (pour cela, renseignez vous à la Breeze Ghesthouse. Le prix – 30.000 Kyats – vous refroidira cependant peut-être un peu).

Armés du nom des villages que vous voulez visiter, traduit en Birman, vous serez facilement aiguillés par les habitants de l’ile. Le village de Ywalut est particulièrement renommé pour son artisanat (élastiques en caoutchouc, sculptures en bois, corde en noix de coco, chapeaux…), et vaut le détour. Pour le reste, il est agréable de flâner à vélo dans la campagne, ou l’on croise vieilles charrettes, bétails et paysans, des heures durant.
Attention à ne pas vous endormir dans ce beau paradis: les derniers bateaux quittent l’ile vers 16.00!

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Hpa-An

Suite à l’ouverture en 2013 de la frontière terrestre avec la Thaïlande, Hpa-An est devenue en quelques années une ville de plus en plus appréciée par les touristes et notamment par les back-packers. Malgré tout, cette ville, et surtout ses alentours, restent très typiques, et nous ont véritablement séduits.

Comment y arriver?

– Au départ de Myawaddy (frontière thaï, correspondant à la ville de Mae Sot en Thaïlande) : en bus (10.000 Kyats et de nombreuses pannes) ou en voiture partagée (15.000 Kyats – environ 5h). La route est de très mauvaise qualité (plusieurs passages à moins de 10km/h), et assez longue.
– Depuis Mawlamyine : en bus (2h – 1000 Kyats) ou en bateau (3h – 10.000 Kyats avec Breeze Guest House)
– Depuis Yangon : en bus (possibilité de faire le trajet de nuit)

Hébergement

Contrairement à ce qui est mentionné dans la plupart des guides touristiques, il y a de nombreuses solutions d’hébergement. La guesthouse Soe Brother est citée dans tous les guides, et donc souvent complète. Nous avons opté pour la Than Lwin Pyar guesthouse (chambres doubles avec ventilateur et salle de bain partagée : 13.000 Kyats – chambres doubles avec A/C et salle de bain privée : 15.000 Kyats – Téléphone: 058-21513). Notre impression générale est bonne mais les chambres peuvent être un peu bruyantes au vu de leurs ouvertures grillagées vers le couloir.

Curiosités

Chaque guesthouse vous remettra un plan de la région, illisible, reprenant l’essentiel des points d’intérêt touristique. Une visite collective est organisée par Soe Brothers, en tuk-tuk, dont le prix est dégressif en fonction du nombre de participants (6000 Kyats minimum, jusqu’à près du triple si vous êtes seul ou à deux).
Autre possibilité (que nous avons privilégiée) : louer un scooter (à partir de 6000 Kyats la journée), et partir seuls à la découverte de Hpa-An et de ses environs. L’agence à laquelle nous nous sommes adressés se trouve sur le rond-point principal de Hpa-An, sur un coin (même trottoir que la guesthouse Soe Brother). Elle dispose d’un plan très complet de Hpa-An, qui rend vos sorties hors du centre plutôt faciles (pour le surplus, le nom des attractions est traduit en Birman, de sorte qu’il suffit de présenter votre précieux plan aux locaux que vous rencontrerez en chemin, pour qu’ils vous indiquent la direction à suivre).

La région comporte de nombreuses grottes assez intéressantes. Notre coup de cœur restera probablement « Sadan Cave » (gratuit) qui impressionne tant par son immensité majestueuse que par le petit coin de paradis que vous trouverez suite à sa traversée. De plus, le retour en pirogue (1500 Kyats par personne) n’est à manquer sous aucun prétexte. Il vous mènera sous la grotte et au travers des rizières jusqu’à la case départ. Toutefois, conseil d’ami, prévoyez une lampe et prenez vos chaussures dans votre sac à dos plutôt que de les laisser à l’entrée du temple (la case départ ou vous ramène la pirogue n’est pas exactement au même endroit que l’entrée du temple).

D’autres attractions nous ont aussi charmés:
– La visite du village Lat-Ka-Na, assez authentique, et dont les habitants sont curieux et amicaux
– La grotte Kawt-Ka-Thaung, où il est possible de se baigner
– L’ascension du mont Zwe-Ka-Bin. Le coucher de soleil et son lever depuis le sommet de la montagne sont tout simplement à couper le souffle. Le jardin au pied de la montagne, où sont répartis des centaines de Bouddhas en pleine méditation, est également un « must ».


– La traversée de la magnifique grotte Ya-Thay-Pyan (nous n’avons pas visité sa voisine, la grotte Kawt-Gone, dont l’entrée est payante – 3000 Kyats)
– La Bat-cave, d’où s’échappent des milliers de chauves-souris à la tombée du jour (soyez-y pour 17h, les places sont chères!)
– Les sources d’eau chaude à la grotte de Bayin-Nyi, ou les femmes et hommes se baignent (et se lavent), à des endroits différents. Notre visite les a beaucoup amusés : étant excentré du parcours touristique habituel, ils ne sont pas familiers des jeunes blancs en maillot de bain.

Bref, on ne s’ennuie pas à Hpa-An, même en y passant plusieurs jours!

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Passer la frontière birmane – mode d’emploi

Pour passer la frontière birmane par la terre, il faut avoir obtenu préalablement son visa auprès du poste consulaire compétent (à Bangkok ou dans votre pays d’origine – coût du visa touristique 25 €). A présent, la preuve du vol retour n’est plus demandée, et seuls deux formulaires doivent être complétés: l’un relatif à votre historique professionnel, l’autre concernant votre identité et les dates de votre voyage.
Notez qu’il est également possible d’obtenir un visa pour la Birmanie en remplissant un formulaire en ligne. Cette procédure n’était cependant pas accessible en décembre 2014 aux aventuriers qui souhaitent passer la frontière à pied. Peut-être cela a-t-il changé depuis lors?

Le visa touristique est valable durant 3 mois à dater de son émission. Le séjour sur le territoire birman ne peut excéder 28 jours dans ce cadre.

A ce jour, il y a trois postes frontière qui sont ouverts avec la Thaïlande. Nous avons choisi celui de Mae Sot (coté thaïlandais)

Une fois dans le centre de Mae Sot, demandez les « blue bus » (derrière le marché, dans la rue perpendiculaire au Seven Eleven). Pour 20 Bahts, le bus vous emmène au pont qui marque la frontière entre la Thaïlande et la Birmanie.

Au premier poste (thaïlandais), il suffit de présenter son passeport avec sa carte de sortie thaïe (reçue à votre arrivée sur le territoire thaïlandais – souvent agrafée dans le passeport par le contrôle de l’immigration à l’arrivée).

Vous entrez alors dans le no man’s land. Un pont, que vous pouvez traverser à pied, vous sépare de la Birmanie.

Au second poste (birman), vous serez invité à compléter une petite fiche de renseignements, vous demandant de préciser notamment une première adresse en Birmanie (point de chute), ainsi que le poste frontière par lequel vous quitterez le territoire (le garde nous a indiqué que cette dernière mention n’était pas obligatoire). Pour la suite, tout se passe très facilement: armés de notre fiche, et de notre passeport, nous sommes invités à faire un grand sourire à la caméra, qui immortalisera notre passage en ces lieux, pendant que les gardes confirment la validité du visa et apposent sur le passeport le précieux cachet d’entrée.

Si on nous avait dit que c’était si simple… (vous, vous n’aurez plus d’excuse pour ne pas vous lancer dans l’aventure, qui comporte au final très peu de risques!).

Une fois de l’autre coté de la frontière, vous pourrez prendre un bus, ou partager un taxi, vers Hpa-An. C’est là que la vraie aventure commence: le trajet dure environ 5 heures, sur une piste (plutôt qu’une route) à peine carrossable. Un premier contact avec la Birmanie qui ne manque pas de charme!

Attention: la route vers Hpa-An est tellement peu praticable qu’elle n’est ouverte alternativement que dans un sens à la fois (vers Hpa-An un jour, depuis Hpa-An vers la frontière l’autre jour). Renseignez-vous bien avant de passer la frontière, afin de s’assurer que la route vous est ouverte.